Chaque début d’année, les communautés néo-apostoliques de la RD Congo Ouest perpétuent une tradition profondément enracinée dans leur vie de foi : la communion fraternelle. À Sendwe-Masimanimba, elle a revêtu une signification particulière en présence de l’Ancien de district Jean-Marie Ilunga.
Récit de Gaëtan Badibanga
La communion fraternelle à Sendwe-Masimanimba : un moment d’unité
Bien plus qu’un simple événement, la communion fraternelle est un temps fort de la vie communautaire, connu même au-delà des membres de l’Église néo-apostolique de la RD Congo. Ce moment rassemble les fidèles autour d’un repas partagé dans la chapelle, symbole de fraternité, d’amour et de cohésion communautaire.
Dans la communauté Sendwe-Masimanimba, ce dimanche 11 janvier 2026, la communion fraternelle de l’année a revêtu une signification particulière. Elle a été vécue comme un véritable signe d’unité, marqué par l’échange des vœux de nouvelle année et le partage de cadeaux, dans un climat de joie et de solidarité.
Nourrir la communauté : un message d’imitation
La communauté a besoin d’une nourriture pour son accroissement. Si le repas partagé nourrit le corps, la Parole de Dieu nourrit l’âme et permet une croissance spirituelle durable.
En ce dimanche de fête, avant la nourriture terrestre, cette nourriture spirituelle a été servie aux fidèles de Sendwe-Masimanimba par l’Ancien de district Jean-Marie Ilunga, responsable du district de Kasa-Vubu.
L’homme de Dieu a rappelé que celui qui veut grandir spirituellement doit demeurer dans l’enseignement du Christ et apprendre à l’imiter en parole et en actes. À travers la parole du jour, tirée de Jean 13:15 — « Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » — il a rappelé à l’assemblée que Christ, serviteur de Dieu et des hommes, demeure notre modèle par excellence.
Christ a montré à ses disciples que la vraie grandeur se manifeste dans le service. D’où son exhortation en Matthieu 20:26 : « Celui qui veut être grand doit être le serviteur des autres. », a insisté l’ancien de district.
Être au service des autres nous appelle, à l’exemple de notre Seigneur, à aimer Dieu, aimer notre prochain et cultiver l’humilité.
Un enseignement spirituel et sociétal
Aimer son prochain, c’est reconnaître que les soucis de mon frère ou de ma sœur sont aussi les miens. C’est partager les difficultés, mais aussi les moments de joie.
Cet enseignement dépasse le cadre spirituel. Il est également sociétal, car il contribue à bâtir des communautés capables de mieux vivre ensemble, dans le respect, la solidarité et la paix.
Rester imitateur de Christ, c’est copier le bien et le reproduire dans nos communautés, pour l’accroissement de l’unité, de l’amour fraternel et de la paix. La communion fraternelle vécue à Sendwe-Masimanimba en est une illustration vivante : une foi qui se partage, se vit et se traduit en actes concrets.